Flash du 7 avril 2011

 Entrevue avec Pascal Brindeau

Vendôme, 7 avril 2011.

Accompagné de Michel Davancens, la présidente Marie Christine Henriet a été longuement reçue par
Pascal Brindeau, député de la 3 ème circonscription du Loir et Cher. Celui-ci a montré une très bonne connaissance du dossier éolien et une conscience certaine des vives réactions que leurs nuisances provoquent dans les populations. 

Ce fut l'occasion pour les 2 représentants de Tempête en Beauce de rappeler les menaces qui pèsent sur la Beauce oratorienne et sur la Beauce ligérienne, de souligner les graves manquements à la démocratie qui accompagnent ces projets et surtout d'insister sur les nombreux inconvénients et nuisances que génère cette technologie sans que le moindre intérêt collectif puisse la justifier. Les éoliennes c'est l'intérêt financier de quelques uns au détriment de tous !

Le député a rappelé que la procédure d'octroi des permis de construire ou de création des ZDE ne permet aucune intervention des parlementaires et qu'il ne pourrait donc pas agir directement sur les projets qui nous inquiètent. Il s'est montré par contre très intéressé par la question du décret sur le démantèlement des éoliennes en fin de vie, qui n'est toujours pas signé, et a dit vouloir s'en occuper. Ce décret qui instaure une obligation de provisions financières en vue du démantèlement est très important pour les collectivités locales (1); en revanche on comprend bien que ce décret ne plaise pas aux sociétés exploitantes dont il rognera la rentabilité. C'est sans doute là qu'il faut chercher la raison du retard de publication...

(1) en effet il est très probable que dans 20 ou 25 ans les sociétés exploitantes n'existeront plus sous leur forme actuelle et qu'il sera alors impossible en pratique de leur faire payer le nécessaire démantèlement (environ 500 000 euros par éolienne). Ce sera alors aux collectivités locales (c'est à dire au contribuable) de le financer, car il paraît évident que les propriétaires des terrains concernés, même s'ils sont juridiquement responsables, n'auront pas les moyens de financer de tels montants. Ils seront donc peut-être ruinés, mais malgré tout défaillants. Et une fois de plus c'est le contribuable qui paiera. En instaurant un système de provisions financières obligatoires le décret protégera donc les collectivités locales, mais aussi les propriétaires terriens, de ce risque sérieux.

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